Centenaire des Batailles de Verdun et de la Somme

                                label centenaire rond bassedef                     

 

 

Monphi s’engage dans les Bataille de Verdun et de la Somme…

C’est avec un grand honneur, que l’Association vient de se voir attribuer pour son projet:

« Léon Outurquin, un héros anonyme comme tant d’autres »,

le Label de la Mission du Centenaire 2016.

Après l’annonce du soutien de l’OFAJ et de la Fédération Maginot, la labellisation par la Mission du Centenaire donne une ampleur nationale au projet, que notre association avait à cœur de mener en cette année 2016, dans le cadre du Centenaire des deux batailles les plus acharnées et meurtrières de la Grande Guerre : Verdun et la Somme

                  ofaj-dfjw            label centenaire rond bassedef                            Maginot

Ce beau projet mené conjointement avec 28 lycéens Polonais, du Lycée 9 de Szczecin, collégiens, Allemands du Salzgitter-Bad-Gymnasium et du Kranich-Gymnasium et Français de l’Institution J. d’Arc de Colombes, vient de franchir les premières lignes, celle qui lui valent la reconnaissance des plus hautes instances nationales autour de la Première Guerre Mondiale.

Le premier grand rendez-vous est fixé le 5 Mai pour un périple de huit jours de la Somme, à l’Allemagne, en passant par Albert, Neuville St Vaast, la Marne, Verdun, Strasbourg. Le projet consiste à retracer la vie d’un jeune, né dans 20160223 143459la Somme, en 1916, en plein cœur des Batailles de Verdun et de la Somme, dont le père est mort, à l’hôpital militaire provisoire de Calais, trois mois après sa naissance, sans avoir vu son fils. Léon entra à l’école le 2 octobre 1922 à 6 ans pour en sortir en avril 1929 à 12 ans et demi. Dans le registre matricule, où étaient notés les élèves à leur entrée à l’école et à leur sortie, l’on peut lire, comme appréciation: « intelligence moyenne. N’est pas entré dans la première classe ». Il a donc travaillé comme maçon, comme on le faisait à l’époque au sortir de l’école. Sa mère mourut à 39 ans, lui n’avait que 14 ans et était « pupille de la Nation » depuis 1920.  L’on perd ensuite sa trace. Il sera prisonnier au Camp de Concentration de Drütte Salzgitter, en tant qu’employé aux usines d’aviation Hermann Goering, un triste symbole pour ce natif de la patrie des Frères Caudron, pionniers de l’aviation Française, lors de Première Guerre.

Partant du Crotoy, les jeunes des trois pays du Triangle de Weimar, lui rendront hommage en déposant une plaque sur sa maison natale et en emportant de la terre bénie, qu’ils déposeront devant sa tombe au cimetière de Jammertal à côté de Salzgitter, lieu, où il est inhumé depuis 1943, suite à une pneumonie.

                                                                                                    IMG 0107

Ce projet mettra, aussi en évidence, l’industrialisation de la Grande Guerre, avec les débuts de l’aviation de guerre (Caudron, Guynemer..), des tanks, de l’utilisation des gazs, mais aussi de la photo stéréoscopique…

                                                                                       170. 155c sur camion copie

Enfin, des ateliers leur permettront de mettre en valeur le rôle des femmes, mères, veuves, filles, anonymes ou connues durant cette guerre. Ils pourront croiser leurs regards sur des personnalités comme Marie Curie, Rosa Luxemburg, mais aussi sur les personnels des services médicaux, comme Dr Mangin ou des religieuses, comme Sœur Julie, qui a empêché l’ennemi de tuer des dizaines de blessés Français dans son couvent hôpital. Au cours de différentes cérémonies, dont les 8 et 9 Mai, ils rendront hommage aux soldats des trois pays, par le dépôt gerbes et en lisant de courtes évocations, mais aussi aux troupes du

Commonwealth à Albert. Ils ouvriront une page Européenne, en visitant le Parlement de Strasbourg, avant de prendre la route de Salzgitter. C’est dans cette ville, que lors d’une dernière cérémonie, les jeunes, en présence de Madame Zacharias, conservatrice du Mémorial et avec son aimable autorisation, rendront un dernier hommage à ce héros anonyme Léon Outurquin, auquel participeront des familles de victimes, des élus locaux et régionaux et la presse.                                                                                                            

Le destin, si particulier de cet homme, représente un symbole fort, d’une Transmission intergénérationnelle de la Mémoire, sans distinction de nationalité, de religion. C’est le symbole de la Tolérance et de la Compréhension entre les Peuples, telles, que nous les rêvons tous, en ces temps si cruels, pour bon nombres de familles, victimes des guerres et du terrorisme aveugle.

BD4C’est aussi, ce sujet de réflexion, que veulent porter ces jeunes, au travers de leur travail commun, qui se concrétisera par la publication d’une BD 1bande dessinée, dans laquelle ils retraceront la vie du jeune Outurquin, mais aussi de tous les soldats des deux grands conflits mondiaux, qui ont fait des millions de victimes militaires et anonymes, d’orphelins et de blessés. Affiche expoIls termineront cet ouvrage par un chapitre, consacré à leur vision de l’Europe de demain. Créée en Français, elle sera traduite en Polonais, Allemand, Anglais, cet ouvrage, réalisé par des jeunes, pour des jeunes du début à la fin, devrait être présenté, pour le 11 Novembre, lors d’un concert de la Paix à Verdun, mais aussi lors d’expositions, conférences et des salons du livre d’Albert et de Meaux, en partenariat avec l’Association Monphi.

 

Ce projet, initié par l’Association et ses deux membres fondateurs depuis 2009, Monika Boczek et Philippe Belleuvre, doit permettre une approche pédagogique de la Transmission de la Mémoire, c’est pourquoi, nous ne pouvons que remercier les institutions partenaires de leur soutien. C’est, un honneur et une fierté de les avoir à nos côtés, pour mener cette grande bataille.

Au travers de ce projet humain et très symbolique, l’Association Monphi veut montrer aux jeunes générations, que l’on doit de nos jours, se souvenir du passé, pour ne jamais l’oublier dans le futur. La question posée est: les héros anonymes doivent-ils être oubliés ou honorés? Pour nous, la réponse est évidente: « c’est notre rôle de montrer aux jeunes générations, comment ils doivent agir plus tard et cela sans frontière et quels que soient les régimes politiques en place ! ».